lundi 1 février 2010

Phone on the floor

Il devait être vers 8h05 du matin, et je rentrai de ma nuit de travail au bar sous le ciel gris de Reykjavik. Arrivé en haut de Skólavörðustígur, j’entends quelque chose qui vibre, un bruit familier et en même temps je ne voyait pas du tout d’où et de quoi ça pouvait bien provenir. J’ai regardé au dessus de moi –rien- si des pots de fleurs, et les pots de fleurs ne communiquent pas entre eux en émettant des vibrations. Alors je tends l’oreille et me rapproche du bruit. Et là sous mes yeux, un téléphone blanc vibre sur la chaussée de béton éternellement humide de Skó…truc.

Ásgerður tente de joindre le propriétaire de ce téléphone, je laisse sonner car je me sens pas chaud d’expliquer le truc à une Ásgerður ( c’est un nom de fille) qui va surement m’enchainer en Islandais.

Alors après avoir trouvé 2 cartes bleues , 2 gloss pêche et pamplemousse et une carte d’identité par terre un peu plus tôt dans le bar, voilà que je trouve un téléphone.

Il appartient à une fille de pense (intuition en tenant le téléphone dans ma main) et je vais me coucher en calfeutrant le téléphone qui va sans doute sonner durant ma nuit-journée.

En me réveillant je me suis dit « putain faut que je tire cette affaire au clair avant qu’il n’y ait plus de batterie » alors j’ai cherché dans le répertoire, j’ai vu que « pabbi » (papa) avait un numéro de portable et pas de fixe donc je lui ai envoyé un texto expliquant que, sans doute sa fille avait perdu son portable près de chez moi. 5 minutes après une fille me rappelle et même si elle habite à 22min de chez moi, elle arrive de suite. Effectivement ça n'a pas trainé et une fille bonde costaude avec un accent fort mais plus genre « campagne » que l’accent classique m’a fait un grooos hug de remerciement. Elle était vraiment « gratefull », plus qu’elle ne pouvait l’exprimer sur le moment. On a un peu parlé, je lui ai expliqué comment j’avais sauvé son téléphone d’une mort certaine sous la pluie dominicale.

Elle était vraiment contente, elle m’a fait un au revoir de la main en repartant.



Je continue donc à fixer le trottoir quand je marche comme quand j’étais petit.